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[Review] Ori and the Blind Forest

Ori and the Blind Forest, c’est le nom de ce nouveau jeu dont vous avez probablement entendu parler (si pas, c’est que vous deviez éviter comme la peste toute forme de médias vidéoludiques et réseaux sociaux divers ces derniers temps. Mais, puisque vous êtes ici à me lire, j’en doute) depuis sa sortie officielle le 11 mars dernier. Et si ce nom est sur toutes les lèvres depuis une semaine, c’est à juste titre puisqu’il a réussi le tour de force de s’imposer comme un incontournable du genre en à peine quelques jours. Sous bien des angles et sans grande prétention, ce jeu approche la perfection que la plupart des joueurs recherchent, réussissant même le tour de force d’obtenir un score Metacritic de 89, rendez-vous compte, ça fait de lui, sur Xbox One, le deuxième jeu le mieux noté juste derrière GTA 5! Je vais donc m’efforcer de rendre au plus juste mon avis sur cette petite perle délicate des jeux vidéo qui vient de nous être amené par Moon Studios qui, non content de nous avoir effectivement décroché la lune, parcellera également nos regards de mille et une étoiles.

Commençons par le commencement : Ori and the Blind Forest est le fruit de l’association entre Microsoft Studios et un petit studio indépendant du nom de Moon Studios, formé de plusieurs développeurs localisé tout autour du globe et dont le maître mot est résumé en ces quelques lignes : « We make games we’d love to play. And we hope you will, too! » (« Nous créons des jeux auxquels nous aimerions jouer. Nous espérons que vous aussi »). Et, en ce qui concerne cet opus, c’est visiblement mission accomplie pour le collectif, d’autant plus qu’il s’agit ici seulement du second projet du groupe de développeurs qui, de ce fait, fait son entrée dans la cour des grands par la grande porte. Exclusif aux consoles de Microsoft et aux PC (sa version 360 n’étant pour l’instant pas encore disponible mais étant déjà annoncée) il faudra se tourner vers l’un ou l’autre pour pouvoir se lancer dans ce récit digne de contes de fées.
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Annoncé lors de l’E3 2014, il fut déjà repéré comme étant un titre potentiellement intéressant, au visuel accrocheur et envoûtant plein de promesses, fallait-il encore que celles-ci soient tenues car vous le savez sans doute tout aussi bien que moi, il n’est parfois pas bon de juger un livre à sa couverture ou, en l’occurrence, un jeu sur un trailer. Tous n’ont pas réussi à tenir la distance entre attentes des joueurs et résultats une fois la manette en main et les mauvaises surprises sont monnaies courantes mais, personnellement, c’est une heureuse découverte qui s’est offerte à moi dès l’introduction.

Avec Ori, vous ferez un retour salvateur en enfance. Pas par son ambiance poétique qui laisse rêveur et respire l’innocence enfantine qui apporte une douceur réellement touchante, du moins pas que, mais plutôt par son gameplay, qualifié par les auteurs eux-même de jeu de plateformes 2D « Metroidvania« , qui aura tendance à vous ramener, pour les moins jeunes, à l’époque bénie où vous parcouriez les plateformes des jeux 2Ds en essayant tant bien que mal de survivre aux obstacles posés sur votre chemin et aux sauts calculés au pixel près. Mais ne nous méprenons pas, Ori and the Blind Forest n’est pas uniquement un faire valoir aux premiers titres du genre, il garde son identité propre tout en étant rehaussé par sa touche de fraîcheur. Pic06
Ne vous laissez pas tromper par son apparente candeur, ce jeu n’est pas destiné aux enfants ou joueurs débutants, la difficulté est belle et bien présente et il vous faudra par moments redoubler d’efforts pour réussir à progresser, qui plus est, plus vous avancerez dans le jeu et plus cette impression de difficulté se renforcera pour vous apporter un réel challenge. Il faudra vous accrocher pour réussir à atteindre la fin du jeu et si vous êtes un chasseur de succès, certains vous pousseront à vous dépasser de manière presque surréaliste. Vous pourrez d’ailleurs grâce à un classement connaitre votre degré de réussite en comparant progressions, temps et morts à des inconnus ou, plus intéressant encore, à vos contacts sur le Xbox Live.


Tout au long de cette aventure, en plus d’être émerveillé par la qualité des graphismes et la diversité colorée de son univers, vous serez bercé par la musique de haute qualité qui s’accorde à la perfection avec les lieux et scènes du jeu grâce à une composition savamment orchestrée. C’est quasiment un travail de dentelle et d’ailleurs, pour notre plus grand plaisir, il est possible de retrouver la BO du jeu à emporter et réécouter sans modération. Ne vous étonnez d’ailleurs pas si vous vous surprenez à fredonner la mélodie principale du jeu encore et encore des heures après y avoir joué.

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Pour me pencher un peu plus sur le gameplay en lui-même, les compétences sont un atout non négligeable pour donner une réelle sensation d’évolution du personnage. Vous débloquerez en effet pas moins de 28 atouts depuis un arbre de compétences divisé en 3 grandes branches: combat, utilitaire et efficacité. Le premier correspondant évidemment aux techniques et pouvoirs offensifs, le second vous permettant par exemple de trouver plus facilement des éléments sur la carte et la dernière d’améliorer certaines capacités acquises. Pour débloquer chaque étape, vous devrez gagner en lumière spirituelle et répartir les points ainsi gagnés selon votre bon vouloir. À côté de ça, en fonction de votre avancement dans l’histoire, vous serez aussi doté de 9 techniques spécifiques qui vous permettront d’atteindre des zones encore inexplorées pour la plupart. Double saut et roulade pour ne citer qu’elles en matière d’exemple.

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Pour parcourir sans peine dans les vastes galeries, Ori aura également la possibilité de consulter une carte bien qu’il vous faille encore une fois vous mettre au travail pour rendre totalement visibles les zones non visitées. Car oui, si vous souhaitez avoir une idée de ce que vous avez manqué où de ce que vous aurez à affronter, il vous faudra trouver les pierres-cartes et les remettre dans leurs socles. Même combat si vous relevez le défi de trouver toutes les cellules de vitalité ou d’énergie qui vous permettront de vivre plus longtemps ou d’emmagasiner plus d’énergie. Un véritable plus en passant, pour moins souffrir de la difficulté grandissante et que je recommande grandement.


Si l’aventure en elle-même est déjà parfois bien corsée, il faudra doublement accrocher votre ceinture à certains passages précis du récit. Six pour être exacte, qui correspondent quelque part à un accomplissement dans l’histoire. Souvent liés à un élément naturel (eau, vent, feu….) vous devrez affronter ce passage que l’on peut considérer de « contre-la-montre » puisqu’il vous est quasiment impossible de sauvegarder pendant cette scène périlleuse où vous devez avancer le plus rapidement possible en évitant les embûches sur votre route, et ça n’est pas de tout repos. Lorsque vous parvenez à achever cette épreuve, l’élément ainsi débloqué modifiera certains effets sur la carte et vous pourrez passer à la suite.

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Niveau bestiaire, les adversaires ne manquent pas sur votre route et auront des spécificités assez variées pour ne pas avoir l’impression de reproduire les mêmes gestes lors de face à face gênants. Certains sont plus sensibles que d’autres à des techniques spéciales, pour d’autres, il sera plus simple de foncer dans le tas ou d’être au contraire plus calculateur, il vous faudra donc trouver le temps de dompter chaque créature à sa juste valeur. Ça grimpe, ça roule, ça saute ou même vole, les approches seront aussi inattendues que prévisibles, de quoi décupler vos capacités d’observation dans un environnement déjà franchement inhospitalier par son abondance de pièges et autres dangers naturels.

Dernier point mais non des moindre, le rapport qualité-prix. Que nos amis pingres et autres grippe-sous se rassurent, vous en aurez largement pour votre argent! Avec la moyenne d’une petite dizaine d’heures pour terminer la progression à 100% (je dis bien en moyenne, après tout dépendra de votre manière de jouer) pour la somme modique de 19,99€ et en y ajoutant le plaisir non dissimulé qu’on y prend, croyez-moi sur parole, la somme est largement rentabilisée à côté de jeux aux prix trois fois supérieurs qui ne vous apporteront peut-être pas autant en matière de jouabilité.

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Pour résumer, si ce jeu n’est toujours pas entre vos mains et que vous hésitez encore à l’acquérir, je serais la première à vous encourager chaudement à rejoindre le rang des joueurs déjà grandement comblés par cette acquisition riche en émotions et sensations (bien qu’il vous faille parfois passer outre les accès de rage que peut prodiguer le jeu mais qui sont vite effacés face à autant d’efficacité). C’est véritablement un must-have indispensable. Le seul aspect négatif que j’ai malheureusement pu constater et que je ne pourrais donc pas passer sous silence, ce sont ces, rares mais tout de même présents, baisses de frame rates (images par seconde) qui provoqueront parfois des latences voire un arrêt momentané de l’image et ce sur quelques secondes.

Ori and the Blind Forest

Ori and the Blind Forest
9.2

Graphisme

9.5 /10

Gameplay

9.0 /10

Bande son

9.0 /10

Histoire

9.0 /10

Appréciation

9.5 /10

Points Positifs

  • L'histoire simple et touchante
  • L'univers riche, coloré et pourtant sans fioritures.
  • Les personnages sont attachants sans même avoir besoin d'en faire trop.
  • La difficulté est progressive, les ennemis variés, la présence d'un arbre de compétence.
  • La musique mélodieuse et en totale adéquation avec l'ambiance visuelle.

Points Négatifs

  • Une baisse de frame rate ralentissant voir gelant parfois l'image.
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Raven

Webmaster et Rédactrice
Julie alias Raven*, Accro du Gaming console depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne et grande fan de l'univers de Tim Burton et Harry Potter. Touche-à-tout qui adore en apprendre toujours plus dans tous les domaines.

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