Vous êtes ici

[Review] Dragon Age : Inquisition

Je suis peut-être à la fois bien et mal placée pour parler dans cet opus: en effet, je suis une grande fan de ce genre de jeux et j’avais beaucoup aimé les précédents titres. Et si, d’un côté, je ne peux nier avoir donc un parti prit pour le jeu, je pense avoir aussi eu plus d’attentes vis-à-vis de celui-ci. En effet, quand vous aimez quelque chose, vous avez tendance à placer la barre très haut et pour moi,Dragon Age: Inquisition malgré quelques lacunes que j’aborderais plus bas à nettement réussi le challenge de se hisser à la hauteur de mes espérances.

Comme les deux derniers, Dragon Age: Inquisition est toujours développé et édité par l’association BioWare et Electronic Arts qui a remis le couvert pour cette troisième fois et ce, avec brio. Si le deuxième avait un peu fait crisser des dents certains fans de la première heure, il semblerait qu’ils en aient tiré des leçons et corrigé le tir par endroits, notamment pour l’aspect plus « linéaire » des cartes qui avait été repproché à Dragon Age 2. Car en effet, terminé ici l’aspect chemins tous tracés, ils reviennent à un monde ouvert beaucoup plus apprécié des mordus de Rpg. Des cartes vastes, variées et aux graphismes travaillés. Car oui, visuellement, c’est beau, on ne peut le nier. Les textures, le réalisme, les détails: ils sont réunis pour donner un aspect immersif dans lequel on pourra facilement se plonger.

Toujours axé sur son côté fantasy, vous retrouverez les châteaux et créatures qui font partie du succès de son univers. Et cet univers, il est d’une richesse élégamment ficelée. Car dans le monde de Dragon Age, vous n’incarnez pas bêtement un personnage lambda qui part à l’aventure sans but ni raison, non, Dragon Age c’est également un scénario avec de nombreuses possibilités en fonction de vos décisions et croyez-moi, des choix alternatifs, il y en a un tas. Religion, politique, aspect militaire tout est traité et envisagé, il y a de tout pour façonner l’histoire de Thédas et animer les batailles avec une précision presque chirurgicale.

02

Et d’ailleurs, tout commence par le plus élémentaire de ces choix: quel sera le personnage dont vous prendrez les traits. À vous de décider son nom, sa race parmi les 4 possibilités: Humain, Nain, Elfe ou Qunari, sa classe entre les trois disponibles: Mage, Voleur, Guerrier et même son physique dans les détails grâce aux innombrables options. Car l’outil avec lequel vous modéliserez son apparence vous permet de vous attarder avec précision sur beaucoup de points de sa physionomie, en passant de la couleur, forme, taille et placement des yeux, du nez ou de la bouche aux cicatrices qui maculent son visage, par exemple. De quoi réaliser un individu original à votre partie, que vous en vouliez un auquel vous puissiez vous identifier ou, au contraire, un totalement excentrique et unique en son genre.

Malgré tout, on ne peut s’empêcher de souligner une ombre au tableau: un manque de diversité et de qualité en matière de pilosité. En effet, les coiffures ne sont pas spécialement variées et font bien souvent trop un effet « casque » si votre personnage est un tant soit peu touffu. Les barbes également pourraient être un peu plus variées, longues ou tressées, c’est un peu dommage. Après avoir façonné votre avatar parfait, Vous réaliserez bien vite que ces premières décisions ont déjà en toute logique eu pour effet d’influencer l’histoire passée de votre personnage, il est temps de vous lancer.

Dès le début de votre aventure, vous êtes accompagné par les tutoriels qui vous aideront à prendre correctement en main les commandes du jeu, qu’elles soient plutôt habituelles ou novatrices pour le titre. Un accompagnement qui pourra être superflus pour les experts mais quasiment indispensable pour les débutants. Et c’est directement dans le coeur de l’action que vous vous retrouvez catapulté. Survivant d’une faille qui a provoqué l’anéantissement du conclave et la disparition de la Divine, que vous avez en vain tenté d’aider, vous êtes capturé(e) par la chercheuse Cassandra. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, vous êtes désormais en possession d’un étrange pouvoir, une lueur à votre main qui vous conférera le don unique de refermer les failles, étranges brèches dans le ciel dont s’échappent des démons. Il va falloir à la fois prouver votre bonne foi et tenter de sauver le monde, qui change à la vitesse grand V dans tous les aspects possibles depuis la disparition de la Divine, Justinia. Afin de tenter de rétablir l’ordre, vous intégrez l’inquisition à sa création.

Dans cette tâche délicate, vous serez secondé par d’autres protagonistes qui vous accompagneront dans votre aventure et vos batailles, en fonction de vos choix et préférences. On notera d’ailleurs pour les fans de la série le retour gagnant de Varric, déjà acteur incontournable du précédent volet de la saga. D’autre part, trois personnages supplémentaires mais non jouables vous seconderont tout au long de votre odyssée: Joséphine en tant qu’ambassadrice représentera l’inquisition et réglera les choses en tant que médiateur pour gérer les relations diplomatiques, Cullen commandant de la garde gère les aspects militaires et peut envoyer des troupes de soldats si nécessaire et enfin, Leliana et ses espions peuvent assurer en toute discrétion les missions les plus délicates. Avec eux, vous accéderez à la table de commandement avec laquelle vous aurez accès à d’autres aspects des missions, les envoyer régler certaines besognes vous permettant d’accéder à des nouvelles quêtes une fois arrivé sur le lieu indiqué par la carte.

Comme tout RPG qui se respecte, votre parcourt vous fera progresser au fil des combats et des quêtes. Vous gagnerez de l’expérience qui vous permettra de débloquer des points utilisables dans l’arbre de compétences. Vous pourrez répartir ces points selon votre volonté entre les diverses capacités, par exemple en orientant votre voleur en tant qu’Archer ou le faisant plutôt manier les dagues, mais également les poisons, les pièges… Il vous sera également possible de choisir comment se comporteront vos compagnons lors des combats, les attaques à favoriser ou éviter, le nombre de potions qu’ils peuvent utiliser… et les possibilités de stratégie ne s’arrêtent pas là puisque lors des combats, vous pouvez grâce à la touche back basculer dans un autre mode, plus stratège afin de manipuler les actions et de choisir le déroulement des combats étape par étape. Si vous n’êtes pas fan du corps-à-corps, c’est une bonne alternative qui s’offre à vous.

Bien évidemment, vous avez également plein pouvoir sur l’armement et l’habillement de votre personnage et de ceux qui l’accompagnent. Outre évidemment l’intérêt armure/attaque, puisque l’équipement n’évoluera pas avec votre personnage et devra être fréquemment changé pour vous renforcer. Un forgeron sera à votre service pour fabriquer et équiper vos améliorations sur armes et armures et plus tard dans l’aventure, les enchanter grâce aux talents d’un nouveau personnage spécialisé dans le domaine. Et si vous n’êtes pas « bricoleur » vous pourrez toujours vous tourner vers les commerçants éparpillés à Thédas.

08

Vous aurez bon avoir un personnage totalement badass, guerrier sans peur et sans reproches, bourré de testostérone ou une guerrière indomptable aux réflexes aiguisés, ayez de l’eau jusqu’à la taille et vous vous transformez instantanément en un petit chaton affolé. Entendez par-là que vous serez téléporté vers la terre ferme avec un cri de souffrance ayant pour but de vous faire comprendre « non, vous n’êtes pas capable de cela ». En d’autres termes, vous l’aurez compris, votre personnage ne sait visiblement pas nager et vous n’avez même pas la possibilité de traverser une étendue d’eau où vous auriez pourtant eu pied, il vous faudra trouver un autre moyen d’aller d’un point A à un point B si ces deux-là sont séparés par un étang. Si votre personnage semble souffrir d’une phobie de l’eau, votre monture, elle par contre, est presque dopée aux hormones. Elle galope sans faillir, tombe de falaises et se relève comme une fleur, bref, de quoi traverser les grandes maps du jeu sans faillir à sa tâche.

Niveau déplacement, vous remarquerez vite que les cartes sont tellement grandes qu’une monture ne sera pas de trop par moments. Une fois débloquée, vous pourrez appeler très simplement votre monture à l’aide du cercle d’options disponible avec la touche LB, celle-là même qui vous permet également d’accéder aux potions. Et pour la facilité, la carte du monde est accessible très rapidement grâce à la touche directionnelle droite, il faut par contre savoir que vous découvrez bien évidemment celle-ci au fur et à mesure que vous avancez, logique, après tout. La boussole disponible en bas à gauche de votre écran vous aidera à repérer facilement les quêtes et lieux à visiter, ainsi que les personnages auquel vous pouvez parler et tout autre point d’intérêt notable. Utile également: si vous vous approchez d’un ennemi dangereux pour votre niveau, il sera également indiqué par une tête rouge et diabolique, prudence donc! Autre élément à souligner, un radar qui vous permettra en une pression de repérer dans votre alentour proche les items importants à votre portée: plantes, minéraux, écrits, éléments de quêtes…

En définitive, Dragon Age: Inquisition est pour moi, un des meilleurs titres de l’année 2014 qui ravira les férus du genre comme les joueurs simplement plus touche à tout. Déjà fort de ses deux récompenses obtenues aux officiels Game Awards de l’an dernier à Las Vegas, à savoir « meilleur RPG » et « Jeu de l’année », ni plus ni moins, il vous emportera sur des terres lointaines pour un nombre d’heures qui fera rougir plus d’un jeu, ce qui est un excellent point à l’heure actuelle où on aurait tendance à terminer un titre en un battement de cils. Et pour ne rien gâcher, le mode multijoueur apportera un supplément non négligeable entre deux aventures ou une fois votre épopée achevée, de quoi rallonger encore et encore vos parties avec un plaisir non dissimulé.

Test effectué sur Xbox One en novembre 2014, posté initialement en décembre 2014.
Les informations renseignées dans ce test sont purement subjectives, mon avis n’engage que moi.
Merci pour votre lecture, j’espère que vous avez apprécié.

Dragon Age : Inquisition

Dragon Age : Inquisition
9.5

Graphismes

9/10

    Gameplay

    10/10

      Bande son

      10/10

        Histoire

        10/10

          Appréciation

          10/10

            Points Positifs

            • Le tutoriel pour se remettre progressivement dans le bain et découvrir les nouveautés.
            • La durée de vie plutôt considérable
            • L'univers riche et varié. Les décors luxuriants et vivants.
            • Le retour du monde ouvert, sans contraintes ni couloirs, le radar à items.
            • La difficulté est au rendez-vous, sans exagération.

            Points Négatifs

            • Les coiffures pas assez variées et qui font bien souvent un effet "casque"
            • Bien que les personnages soient travaillés, j'ai préféré certains protagonistes des version précédentes aux nouveaux venus dans Inquisition.
            • L'IA de vos compagnons n'est pas toujours au top mais c'est rarement le cas pour ce type de modes de jeu.
            The following two tabs change content below.

            Raven

            Webmaster et Rédactrice
            Julie alias Raven*, Accro du Gaming console depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne et grande fan de l'univers de Tim Burton et Harry Potter. Touche-à-tout qui adore en apprendre toujours plus dans tous les domaines.

            Laisser un commentaire

            Top