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[Review] D4 : Dark Dreams Don’t Die

Premiers pas…

Il y a un peu moins d’un an, le jeu D4: Dark Dreams Don’t Die débarquait sur le marché Live de la Xbox One.  Ce jeu est développé par Access games, une boîte japonaise qui jusqu’à présent travaillait essentiellement sur d’autres supports puisque le seul jeu développé pour Xbox parmi les 11 titres de déjà existant de leur studio était Deadly Premonition sorti en 2010 sur la 360. Aujourd’hui, il semblerait qu’ils inversent la tendance en proposant un titre épisodique uniquement sorti sur la Xbox One, changement qui ne pourra que nous ravir.

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Si je ne devais le décrire qu’en un mot, j’opterais probablement pour “déjanté” et ce même si la trame de fond semble, à première vue, assez banale.  En effet, l’histoire tourne autour d’un homme, David Young, détective privé et anciennement membre de la BPD (boston police department) et dont la femme fut brutalement assassinée deux ans auparavant. Son seul indice depuis, “cherche D”, les dernières paroles prononcées par Little Peggy avant de s’éteindre et seul souvenir qu’il garde de cette nuit-là, puisque lui-même ayant été blessé par balle à la tête et ayant miraculeusement survécu. Ce qui explique, de ce fait, que sa mémoire n’ait conservé aucune autre trace du terrible drame. Mais voilà, les choses se corsent car aujourd’hui, il enquête sur cet événement qui a chamboulé sa vie avec une particularité exceptionnelle qui lui est propre: certains objets qu’il collecte, appelés mementos, ont la particularité de l’aider à se replonger dans le passé. Pas juste de le voir, d’y assister, non, de le re-vivre, d’en changer le dénouement. Voilà donc notre élément intéressant de l’histoire, celui qui permet de plonger dans un univers un peu plus fantaisiste.

Mais ce qui pimente encore davantage le jeu et le rend original à plus d’un titre, ce sont surtout certains des personnages rencontrés tout au long de l’aventure, particulièrement excentriques à plus d’un titre et dotés de personnalités très marquées. Amanda, l’étrange colocataire dont je vous laisserai découvrir par vous-même sa caractéristique étonnante, Forrest Kaysen son ami attachant et ancien coéquipier sur qui il peut toujours compter et Olivia Jones, une mystérieuse hôtesse de l’air ressemblant trait pour trait à sa défunte femme. Jusque-là, rien de très loufoque mais c’est surtout du côté des suspects et autres personnages secondaires rencontrés que cela se corse: un marshal autoritaire et abrupt, un styliste au look “avant-gardiste” plus que discutable et sa fidèle partenaire de marbre Sukay, une paranoïaque avec de nombreux tocs et un brin agressive, un steward à l’air dément ne quittant pas son étrange inhalateur, un criminel hors normes à l’oeil de verre… bref, autant de caractères hauts en couleur qui animeront l’histoire et y donneront un certain attrait supplémentaire.

Côté gameplay…

À ce niveau, le jeu possède quelques particularités. D’abord, comme dit plus tôt il s’agit d’un jeu épisodique, à savoir donc que cette entrée en matière contient un épilogue ainsi que deux épisodes, pour pouvoir avancer dans l’enquête et enfin découvrir le fin mot de l’histoire, il faudra attendre la sortie de prochains épisodes qui, on l’espère, ne tarderons pas à sortir. Cette première partie devrait être parcourue en l’espace de quelques heures, de mémoire il m’aura fallu environ 4 heures pour boucler l’aventure, ce qui ne m’a pas empêché de continuer en recommençant afin de compléter totalement ma partie, les objets à collecter que j’aurais pu manquer ou les choses que j’aurais souhaité mieux réaliser. C’est une bonne entrée en matière qui met directement dans le bain et on s’immerge assez facilement à l’histoire qui s’avère de plus en plus prenante au fil de l’avancement.

Au second plan, sachez que le jeu est adapté à une utilisation de la Kinect, pas juste pour une manipulation gadget comme dans certains jeux mais bien totale: se déplacer, visualiser l’espace, saisir ou pousser les objets et personnes, réaliser certaines actions et interactions, c’est plutôt bien pensé et pour les joueurs friands d’interactivité avec le capteur de la One, ça se révèle un très bon plus. Si, au contraire, vous êtes allergique à son utilisation, pas de panique, vous pouvez la désactiver en toute facilité et ça n’enlève en rien au niveau du gameplay, les deux utilisations ont étés bien gérées pour que les deux types d’utilisateurs y trouvent leur compte. Pour avoir testé les deux modes, je peux affirmer que les deux se révèlent attractifs et ont chacun de bons côtés même si, personnellement, j’opte plus facilement pour l’utilisation à la manette, par habitude.

L’un des intérêts du gameplay, et ce autant avec l’un que l’autre, ce sont les actions rapides. Il faut rester à l’affût, être rapide, réactif à la moindre opportunité de déceler un élément ou lors de réactions face à certains événements (rattraper ou éviter au vol un objet que l’on vous lance, pour exemple). Étant ici dans un point and click, il ne faut pas hésiter à observer votre environnement avec attention, à vous glisser dans la peau d’un enquêteur pour ne rien manquer. Si vous n’êtes pas tout à fait sûr de vous, une aide considérable vous est proposé avec la “vision” une capacité vous permettant d’une pression sur la touche Y de mettre en évidence les objets auxquels vous êtes censé vous intéresser (ceux-ci deviendront jaune tandis que le reste du décor passera au gris pour faire ressortir davantage les éléments à identifier). Évidemment, ce pouvoir a un coût d’utilisation, une barre de vision plafonnée à 10 utilisations que vous pourrez rapprovisionner à l’aide de liquides.

Même principe ou presque pour vos déplacements et interactions avec là une barre d’endurance qui elle est fixée à 100 et pourra être remplie à l’aide de nourriture. Attention à votre consommation de celle-ci car si vous l’utilisez complètement, David s’évanouira alors et vous n’aurez le droit qu’à deux propositions: retour à votre appartement ou payer la somme de 1000 crédits pour reprendre votre route comme-ci de rien n’était. Les crédits eux, seront gagnés tout au long de votre évolution dans le jeu et vous permettront en plus de ça d’acheter de quoi être ravitaillé auprès d’Amanda en nourritures, boissons mais pas que: vêtements et musiques seront disponibles également.

Et le visuel dans tout ça…

Soyons francs, même pour du next gen le rendu ne casse définitivement pas trois pattes à un canard mais se montre tout de même assez efficace, vos yeux ne risquent pas l’hémorragie et l’usage du cel-shading renforce l’idée de série animée, tout comme l’ajout d’un petit générique plutôt sympa au début et à la fin de chaque épisode, c’est très justement pensé et immerge davantage dans l’univers original de ce jeu atypique mais sympathique.

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En conclusion, même si l’expérience fut courte j’irais jusqu’à le recommander et répondrais présente lorsque la suite parviendra, curieuse de savoir comment évoluera cet opus et de quelle manière terminera cette histoire, la fin actuelle vous laissant déjà sur de nouvelles interrogations et une furieuse envie d’en voir plus.

Test effectué sur Xbox One en octobre 2014, posté initialement le même mois.
Les informations renseignées dans ce test sont purement subjectives, cet avis n’engage que son auteur.

D4 : Dark Dreams Don't Die

7.5

Graphismes

7.5/10

Gameplay

7.5/10

Bande-son

6.0/10

Histoire

8.0/10

Appréciation

8.5/10

Points Positifs

  • L'originalité très poussée de l'univers et des personnages, l’excentricité des protagonistes.
  • Le côté très "série tv" avec les génériques.

Points Négatifs

  • la manipulation kinect encore un peu hasardeuse
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Raven

Webmaster et Rédactrice
Julie alias Raven*, Accro du Gaming console depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne et grande fan de l'univers de Tim Burton et Harry Potter. Touche-à-tout qui adore en apprendre toujours plus dans tous les domaines.

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