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[Review] La Légende de Korra

La Légende de Korra, c’est quoi ?

La Légende de Korra (The Legend of Korra en vo), est avant tout une série d’animation diffusée depuis le 14 avril 2012 sur la chaîne jeune publique Nickelodeon et basée sur l’univers de la précédente série Avatar: le dernier maître de l’air. Activison et PlatinumGames nous offrent donc ici un jeu directement tiré de cette licence avec comme spécificité d’avoir son scénario bien à lui, rédigé par l’un des scénaristes de la série et situé quelque part entre la saison 2 et 3. Celui-ci est dors et déjà disponible sur Xbox 360 et Xbox One depuis le 22 octobre 2014.

En résumé – Si vous n’êtes pas familiarisé à la série, l’histoire tourne autour d’une jeune femme, Korra, originaire de la tribu de l’eau du pôle sud et avec l’incroyable et unique particularité de posséder un pouvoir que nul autre n’a sur terre. Si une partie des habitants du monde dans lequel évolue Korra possèdent en effet la maîtrise d’un élément (eau, terre, feu, vent) elle seule à la faculté d’utiliser les quatre à la fois. C’est un don que se transmettent les avatars depuis des générations, se réincarnant dans un nouvel être à chaque fois que l’un d’eux s’éteint et seul l’avatar possède suffisamment de pouvoirs pour rétablir l’ordre des éléments.

Ce qu’il y a de singulier avec la jeune Korra, c’est avant tout le fait d’être un personnage particulièrement fort, autant physiquement que mentalement, énergique, téméraire et impulsive. Bien loin des clichés que l’on attribue généralement aux personnages féminins même lorsqu’ils sont au centre d’une histoire. Elle n’a peur de personne et n’hésite pas à foncer dans le tas lorsque la situation s’y prête, se retrouvant parfois d’ailleurs en mauvaises positions à cause de cela. Autrement dis, les méchants n’ont qu’à bien se tenir, le nouvel avatar leur donnera bien du fil à retordre et des coups bien placés.

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En grande fan des deux séries animées de Nickelodeon, j’ai accueilli le jeu à bras ouverts et me suis lancée dans un test que j’essayerais néanmoins de garder objectif pour tous. Même pour moi, il reste néanmoins des tares que je ne pourrais passer sous silence, autant pour un joueur lambda que pour un partisan de l’univers. Il est temps de décortiquer le tout.

Aux premiers abords…

Parmi tous les choix de types possibles, les développeurs ont décidé de se tourner vers un Beat Them Up comme on en a souvent connu enfant. Avancer, tabasser, avancer, casser du méchant, avancer, anéantir un ou deux boss… C’est toutefois un style qui a encore son charme et qui trouve une assez bonne communauté de partisans, surtout lorsqu’on désire se défouler sur un jeu sans trop de prises de têtes (en théorie cela dit, si vous êtes comme moi la partie “sans prise de tête” se transformera vite en: “en se retenant de jeter la manette dans un mur de temps à autre”).

L’univers de la série est très fidèlement représenté: les décors, la musique, les personnages, l’ambiance générale de l’opus ne vous donnera aucun mal à vous immerger parfaitement et pour les connaisseurs, c’est toujours un must non négligeable. Les cinématiques sont également plaisantes puisqu’elles donnent vraiment l’impression d’être tirées de l’animé, pas étonnant puisque le jeu à de ce côté bénéficié de l’intervention des animateurs de la série. Grosse douche froide cependant si vous n’êtes pas familiarisé à la langue de shakespeare: le jeu est entièrement en anglais, des dialogues aux éléments de descriptions et tutoriels, même pas l’ombre de sous-titres en français, c’est un peu triste à souligner.

Pour l’aspect global, les développeurs ont joué la carte du cel shading, technique qui devient assez couramment employée, surtout quand il s’agit comme ici de jeux reprenant le visuel d’une série, d’un manga, d’un comic… tout ça évidemment pour appuyer le côté animé et se rapprocher des graphismes de l’oeuvre originale. Côté décors, on s’y retrouvera parmi les quelques lieux proposés: quelques rues de Republic City telles qu’on peut les imaginer après les événements de la deuxième saison, l’île du temple de l’air de Tenzin, des contrées plus enneigées du sud mais également le monde des esprits.

Au niveau de la difficulté, rien de bien particuliers à signaler: le jeu se prend rapidement en main bien que je recommande aux moins téméraires de commencer par le niveau facile qui n’est pas toujours lui-même des plus accessibles. La raison à ça est simple: dans le cadre du scénario du jeu, Korra débute dépourvue de toute maîtrise et ne retrouvera ses pouvoirs que progressivement, à côté de ça, les objets de la boutique servant de booster seront eux aussi disponibles progressivement et en fonction des crédits que vous gagnez lors de votre aventure, vous êtes donc dès le début limités en technique et en efficacité, le moindre obstacle est donc plus compliqué à passer si vous n’avez pas encore l’aide adéquat.

Côté gameplay et maniabilité, même constat: on tâtonnera un peu au début mais l’utilisation est assez simplifiée pour qu’on se prenne rapidement au jeu. Les enchaînements se limitent bien souvent à l’utilisation de la touche X et Y, LT pour contrer, RT pour éviter, A pour sauter, rien de bien sorcier. Notez qu’il vaut mieux éviter une utilisation trop abusive de la touche RT puisque qu’après seulement 4 esquives Kora marquera un temps de pause qui la rendra plus vulnérable. Là où cela reste assez intéressant et bien pensé c’est au niveau du choix des maîtrises, elles ont toutes une certaine utilité et leur point fort/point faible qui plus est, plus vous avancez dans le jeu et plus vous augmentez celles-ci en gravissant des niveaux, le maximum étant le niveau 10. L’eau sera très utile pour les attaques à distance, le feu pour la rapidité de mouvements, le vent pour causer un maximum de dégâts de zone lorsqu’on est entouré d’un grand nombre d’ennemis et la terre puissante et efficace même si plus lente. Les mouvements sont très fluides et très représentatifs de ce qu’ils sont dans la série.

À coté de ça…

Pour ceux qui aimeraient varier les plaisirs, le mode beat them up n’est pas le seul aspect que l’on retrouve dans le jeu la légende de Korra, il existe également deux types de gameplay supplémentaires pour diversifier un peu l’aventure.

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En premier, vous avez les courses à dos de Naga, le chien polaire de la jeune Avatar. Inarrêtable, vous devez parcourir les rues étroites et vous déplacer de droite à gauche pour éviter les obstacles posés sur votre route tout en ramassant les items. Il vous faudra sauter, glisser et pulvériser les obstacles alors que la vitesse de votre course augmentera progressivement et c’est parfois bien plus difficile qu’il n’y paraît.

Au second plan, vous aurez les matchs de pro-bending, le sport le plus populaire de Republic City où deux équipes de trois maîtres des éléments doivent sur une plateforme élevée au-dessus d’un plan d’eau faire reculer les membres de l’équipe adverse et même mieux, éjecter ceux-ci hors de la zone de combat à l’aide de leur maîtrise. N’ayez pas peur si l’explication vous paraît floue et que vous n’avez jamais vu un seul épisode de Korra, un tutoriel sera là pour vous expliquer les rudiments du jeu et on rentre assez rapidement dans les parties.

Le gros point négatif pour moi se situe dans l’aspect très répétitif, non pas du gameplay car c’est un peu normal pour ce type de jeu mais des protagonistes qui sont relativement souvent les mêmes. Que cela soit du côté des gentils ou des méchants, la liste des intervenants est réduite à son strict minimum au détriment du jeu qui, selon moi aurait beaucoup gagné avec certains personnages tels que les deux héros masculins Mako et Bolin, ce dernier apportant en général l’élément comique de la série. Côté méchant ça n’est guère plus glorieux, entre la tripotée de “minions” (les bloqueurs de Chi) à peine déclinés en quelques exemplaires (celui maniant la fronde, l’autre l’électricité…) les gigantesques armures robotiques ou même les esprits corrompus, tout cela en dessous du mystérieux vieux monsieur qui fera office de grand vilain tout au long de l’histoire avant bien évidemment l’affrontement final. Résultat, on à souvent l’impression de stagner ou de ne faire que la même chose en boucle, recroisant en encore et encore les même têtes qui finissent par nous lasser.

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En conclusion, si Korra n’est pas en lice pour les jeux de l’année, ça reste un bon défouloir pour tous et une meilleure expérience pour les fans de la série. Si l’on n’oublie pas qu’il s’agit là d’un jeu arcade modiquement payé 14,99 €, cela reste plus que correct pour les quelques 5 heures à passer pour faire une première fois l’histoire, un peu plus si vous vous posez le challenge de recommencer celle-ci dans un niveau plus difficile ou de réussir tous les niveaux du mode pro-bending.

Test effectué sur Xbox One en Octobre 2014, posté initialement le même mois.
Les informations renseignées dans ce test sont purement subjectives, cet avis n’engage que son auteur.

La Légende de Korra

7.1

Graphismes

8.0/10

Gameplay

7.0/10

Bande son

7.0/10

Histoire

6.0/10

Appréciation

7.5/10

Points Positifs

  • L'univers de la série est très fidèlement représenté: les décors, la musique, les personnages, l'ambiance générale.
  • Les cinématiques réalisées avec l'aide des animateurs de la série, comme s'il s'agissait d'un nouvel épisode!
  • Le jeu se prend rapidement en main bien que je recommande aux moins téméraires de commencer par le niveau facile.
  • Il existe deux types de gameplay supplémentaires pour diversifier un peu l'aventure.

Points Négatifs

  • Le jeu est entièrement en anglais, des dialogues aux éléments de descriptions et tutoriels.
  • Les enchaînements se limitent bien souvent à l'utilisation de la touche X et Y, LT pour contrer, RT pour éviter, A pour sauter, rien de bien sorcier.
  • L'aspect très répétitif des protagonistes qui sont relativement souvent les mêmes.
  • L'absence des deux héros masculins Mako et Bolin.
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Raven

Webmaster et Rédactrice
Julie alias Raven*, Accro du Gaming console depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne et grande fan de l'univers de Tim Burton et Harry Potter. Touche-à-tout qui adore en apprendre toujours plus dans tous les domaines.

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